Avantages
Des collègues très sympas avec qui il est toujours agréable et enrichissant d'échanger.
Inconvénients
Bienvenue chez Colorz, vous voilà assis sur votre nouveau siège éjectable, où peu sont restés en place plus de trois semaines.
De nombreuses promesses sont faites lors des entretiens d’embauche : un onboarding bien rôdé, une formation Shopify en vue d’une certification… Pour ma part, je n’ai rien eu de tout cela. Et d’après certains développeurs présents depuis longtemps, eux non plus. L’opacité des décisions et les attentes présentées de manière biaisée transforment chaque interaction en un exercice de méfiance.
Plutôt que de favoriser l’intégration des nouveaux arrivants, on exige d’eux qu’ils soient productifs dès leur premier jour. Pour y parvenir, ils bénéficieront de processus flous et d’injonctions à développer des fonctionnalités avant les phases de recueil du besoin. La norme assumée est de faire, défaire et refaire une même feature au quotidien.
Les échecs comme les réussites importent peu, car le travail est systématiquement dénigré par le directeur technique. Il faudra vite comprendre que la complexité n’existe pas : peu importe la tâche à accomplir, « c’est facile » et « rapide ».
L’une des justifications de cette prétendue facilité est l’incitation permanente à une forme de vibe-coding qui ne dit pas son nom. Bien sûr, il faut comprendre qu’une licence payante pour Cursor est indispensable pour cela. C'est donc au développeur d'avancer l'argent de sa poche, puis de faire une note de frais.
Colorz n’est pas un lieu pour les juniors en quête de montée en compétences, ni pour les seniors souhaitant produire un travail de qualité. C’est une usine où le développeur n’est jamais assez rapide, jamais assez productif. C’est une entreprise au turnover élevé, où les juniors adoptent de mauvaises pratiques avant d’être renvoyés sur le marché du travail.