Une culture du paraître au service d'un autoritarisme anachronique.
Steeple vend de la communication interne, mais pratique en interne un monologue autoritaire. Le décalage entre le discours marketing "bienveillant" sur LinkedIn et la réalité brutale du terrain est vertigineux.
Le management ne se fait pas par l’adhésion, mais par la verticalité absolue. On y trouve un dirigeant, déconnecté des réalités opérationnelles, qui préfère la figure de l'Empereur tranchant seul dans son sillage à celle du leader éclairé. Les décisions sont erratiques, les revirements incessants, et l'indécision chronique de la direction est systématiquement masquée par une posture d'arrogance. Si vous n'êtes pas d'accord, vous n'êtes pas "aligné". Si vous posez des questions, vous êtes le problème.
Le plus révoltant réside dans la réécriture cynique de l'histoire. Transformer une fuite massive de talents et une hécatombe humaine en une prétendue "stratégie de transformation" (cf. les posts Linkedin) est une insulte à l'intelligence et à la santé mentale de ceux qui sont partis.
On ne choisit pas de voir ses équipes s'effondrer ; on le subit par incompétence managériale. Prétendre le contraire est une forme de perversité intellectuelle visant à sauver une réputation déjà largement entachée.
Le traitement de l'humain y est déplorable. Entre les remarques sexistes, la condescendance et la gestion par la terreur ou le silence, l'ambiance est devenue délétère. Les burn-outs ne sont pas des accidents de parcours ici, ils sont le résultat logique de la véritable culture d'entreprise, où la reconnaissance est inexistante. Voir des collègues licenciés sans ménagement en milieu de journée, sommés de partir en silence, fait partie du décorum.
On vous parlera de croissance organique et d'épopée héroïque, en omettant soigneusement de mentionner les soutiens familiaux initiaux ou le sort des co-fondateurs évincés dans la douleur. Steeple est une entreprise qui s'auto-célèbre alors que ses fondations tremblent, portée par un ego de direction qui préférera couler son navire plutôt que de confier le compas à quelqu'un de compétent.